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Bien Dormir

Les bienfaits du sommeil

Bien dormir compte parmi les dimensions essentielles de la santé et du bien-être. En effet, le sommeil permet avant tout de récupérer mais pas seulement.

Tout d’abord, il renforce le système immunitaire. L’expérience avait démontré que dormir aidait à lutter contre les maladies. Toutefois, des chercheurs allemands nous ont apporté l’explication. En effet, ces derniers ont montré que la destruction des cellules malades est réduite par la présence d’adrénaline dont le taux devient faible lorsque l’on dort. Aussi, le sommeil prévient  des maladies cardiovasculaires par ralentissement du rythme cardiaque.

Notre métabolisme est aussi impacté par un manque de sommeil. En effet, cela affecte le sentiment de satiété par altération de la production des hormones qui contrôlent l’appétit. Une insuffisance de sommeil augmente la sécrétion de l’hormone qui stimule la faim (la ghréline) et réduit la quantité de l’hormone de satiété (la leptine).

De la même manière, la privation de sommeil ou les réveils nocturnes augmentent la sécrétion de cortisol (hormone du stress). Cela implique à son tour un retard dans l’endormissement et empêche le sommeil profond. Il se produit alors une aggravation progressive conduisant à des troubles de l’humeur, anxiété voire dépression. Enfin le sommeil permet au cerveau de réinitialiser les connexions entre les neurones qui sont encombrées la journée. Ce processus favorise l’apprentissage et la mémorisation.

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Des troubles du sommeil de plus en plus répandus

Bien dormir reste pourtant difficile pour de nombreuses personnes dans la société moderne.  En France, environ 40% des adultes souffrent de troubles du sommeil. Une des solutions pour y remédier est l’utilisation des somnifères. En 2015, l’agence nationale du médicament (ANSM) publiait ses derniers chiffres sur la consommation de somnifères. Elle représente 14% de la population soit environ 10M de personnes. Même si la tendance est à la diminution, le rapport faisait état de près de 60 Millions de boites vendues en 2015 engendrant un coût d’environ 90M€ pour la sécurité sociale. Mais les somnifères peuvent engendrer des effets secondaires négatifs qui augmentent avec l’utilisation à long terme ; nausées, étourdissements, dépendance, amnésie, convulsions et même augmentation de la mortalité. Compte tenu de la prévalence, du coût et des effets secondaires , la recherche d’alternatives non pharmaceutiques à faible coût est devenue une priorité.

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 La musique pour lutter contre les troubles du sommeil

 

La musique a de nombreux effets neurologiques et physiologiques prometteurs qui peuvent rendre son utilisation efficace dans la lutte contre les troubles du sommeil. En effet, elle est fréquemment utilisée pour autoréguler l’humeur et diminuer les pensées négatives. De nombreuses recherches ont été menées afin de fournir des preuves suggérant que la musique puisse permettre de lutter contre la perte de sommeil. Les mécanismes potentiels sont attribués à la modulation de l’activité du système nerveux et aux niveaux de cortisol, l’hormone du stress. Les bienfaits psychologiques de la musique ont également été liés aux changements des niveaux d’hormones sécrétés et plus particulièrement l’ocytocine.  La majorité des études qui ont été menées ont montré qu’il existe bien un bénéfice thérapeutique potentiel à l’utilisation quotidienne de la musique, avant de dormir. Cette pratique se révélerait efficace pour améliorer la qualité globale du sommeil pour les personnes confrontées à des insomnies.

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 La musique pour améliorer la mémoire

 

Aussi, une étude allemande a montré que s’endormir en musique était bénéfique pour la mémoire. En effet, onze personnes ont appris des associations de mots avant deux nuits expérimentales. Il est apparu qu’au lendemain de la nuit où les personnes se sont endormies en écoutant une musique synchronisée, les participants ont beaucoup plus facilement mémorisé les associations de mots apprises la veille, alors que les endormissements en écoutant les sons non-synchronisés n’ont eu aucun effet particulier. Ceci est rendu possible grâce à l’importante activité de notre cerveau pendant la nuit.

Mais attention à une écoute trop forte ou trop longue

Une enquête réalisée par l’IFPI (Fédération internationale de l’industrie phonographique) en 2018 reportait que  19% de la population mondiale écoutait de la musique pour s’endormir. 30% d’entre eux ont entre 16 et 24 ans. Ce sont donc plutôt les plus jeunes qui s’adonne à cette pratique. Connaissant le goût prononcé chez certains adolescents pour l’écoute de la musique à fort volume, les professionnels de l’audition s’alarment. En effet, le dernier sondage Ifop de Février 2019 a révélé que 70% des 15-17 ans ont des difficultés à suivre des conversations dans les diverses situations de la vie en société.. Ils étaient pourtant 90% à avoir déclarer auparavant avoir de bonnes capacités auditives. Aussi, l’enquête a mis en avant une augmentation significative du ressenti d’acouphènes chez les jeunes.

Pour une écoute sans risque, l’OMS préconise de baisser le volume, limiter le temps d’écoute, pratiquer un bilan auditif régulièrement et consulter un professionnel en cas de difficultés à entendre ou en cas d’acouphènes.

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Pensez au minuteur

Une des expositions prolongées dangereuse est de s’endormir avec des écouteurs. Apple a intégré un minuteur sur ses téléphones. Pour les android, les plateformes musicales Deezer et Spotify proposent l’arrêt de lecture automatique dans l’option Horloge/minuteur/sonnerie/arrêter la lecture. Vous pouvez alors choisir le temps de lecture.

 

Bannissez les écrans le soir

Enfin, l’institut national du sommeil et de la vigilance a montré un impact négatif des nouvelles technologies sur la durée et la qualité du sommeil lié à la fois à une modification du comportement et à l’exposition tardive à la lumière. En effet, les nouvelles technologies ont un effet comportemental stimulant et addictif qui diminuent d’une part le temps de sommeil et d’autre part le perturbent (52% des français ont leur mobile en fonctionnement dans leur chambre dont 10% peuvent être réveillés par des messages la nuit). Aussi, la lumière des écrans est éveillant et perturbe l’horloge biologique qui n’est plus capable d’assurer les conditions d’un endormissement rapide ni d’un sommeil récupérateur.